La mésothérapie, votre nouvel allié minceur ?

dr-essayaghAh cette fameuse cellulite ! La pire ennemie de nombreuses femmes. Il faut avouer que c’est tout de même disgracieux cet effet peau d’orange. Certaines d’entre vous ne savent plus quoi faire, comment la combattre. Les crèmes, les régimes, le sport, pourquoi pas, mais est-ce suffisant. Pas toujours. Alors pourquoi ne pas essayer, en complément de vos « astuces » habituelles, quelques séances de mésothérapie. La méso, quoi ? C’est ce que nous sommes allés demander au Dr Essayagh, médecine morphologique et anti-âge, mésothérapeute. Explications.

D’où nous vient cette technique ?

Le père fondateur de la mésothérapie est le docteur Michel Pastor, qui, dans les années 50, a voulu rapprocher le lieu du traitement de celui de la pathologie. Ainsi sont nés les injections de principes actifs, d’anti-inflammatoires sur les parties inflammées du corps. Mais pour l’anecdote, c’est en voulant soigner, en vain, les problèmes aux cervicales du cordonnier de son village natal, de Bray et Lu, que Pistor eut cette fameuse idée. Certes, le traitement par injection de procaïne n’eut aucun effet sur sa douleur. Toutefois, le cordonnier, qui était sourd, a progressivement retrouvé son audition. Ainsi est née l’idée de se rapprocher le plus possible de la pathologie pour la soigner par injection.
Poursuivant par la suite ses recherches, le docteur Pistor publiera en 1958 ses travaux, avec l’apparition pour la première fois du mot mésothérapie. Depuis, cette pratique a connu un très bel essor et fait aujourd’hui l’objet d’une formation spéciale, avec à la clé un diplôme, le DIU.

aiguillesDans quels cas la mésothérapie est-elle préconisée ?

On utilise plus la mésothérapie chez les femmes que chez les hommes, pour combattre les conséquences de la cellulite. C’est une aide indiscutable pour la détruire, en parallèle bien sûr d’un régime alimentaire. Sinon, la mésothérapie est fréquemment utilisée pour des douleurs d’arthrose, de rhumatismes, de migraines, de troubles de la circulation sanguine (phénomène de jambes lourdes) ou de traumatismes sportifs (tendinites, élongations, …). Les seules contre-indications concernent les états infectieux, où il ne faut pas piquer (un visage acnéique par exemple), en parallèle d’un traitement anti-coagulant, ou auprès d’une femme enceinte car aucune étude n’a été faite à ce sujet.

Quels sont les effets de la mésothérapie ?

Avant tout, les injections ont pour but d’atténuer la douleur du patient. Mais la mésothérapie peut aussi être utilisée à des fins esthétiques, comme la revitalisation cutanée (le mesolift au visage) ou pour le traitement de la cellulite. Dans ce cas-là, l’injection est ciblée sur l’amas graisseux formé.
Certains mélanges actifs, dit hypo-osmolaires, vont alors fragiliser les amas graisseux, qui seront plus facilement éliminables. La mésothérapie sert alors à chasser l’œdème, améliorant ainsi la microcirculation. Elle aide le patient à mincir et non pas à maigrir, de par son action drainante, anti-oedémateuse et anti-peau d’orange. La différence entre mincir et maigrir est peut-être méconnue, mais pourtant primordiale. Mincir équivaut à perdre des centimètres alors que maigrir fait perdre des kilos. Est-il utile de rappeler que les injections de mésothérapie sont à réaliser en complément d’un régime alimentaire ciblé.

Quelles règles faut-il respecter avant toute injection de mésothérapie ?pistolet2

La formule de Pistor est à respecter scrupuleusement, à savoir « Peu, rarement, et au bon endroit ». Peu, car il ne faut pas excéder 1 séance par semaine (selon l’importance de la zone à traiter, il faut compter entre 3 et 15 séances). Au bon endroit, à savoir pas plus de 13 millimètres de profondeur.
Quant aux produits injectés, il s’agit de solutés utilisés en médecine générale, comme le dicynone, les vitamines, le magnésium,  le voltarène, l’eau stérile, la lidocaïne, des décontracturants ou des antioedémateux.
Sans oublier une donnée primordiale : la vigilance et la rigueur du médecin au niveau de l’hygiène de base, afin de limiter tout risque infectieux lors de l’utilisation du pistolet injecteur.

En complément de quel type de régime alimentaire ?

Les régimes varient selon le praticien. Mais dans tous les cas, trois éléments sont indissociables : le régime alimentaire, allié à une activité physique régulière et à une thérapie du comportement alimentaire. C’est le trio gagnant de toute tentative de perte de poids et de centimètres.
Pour ma part, je procède dans un premier temps au comportement alimentaire du patient et à ses intolérances, comme les allergies. Je détecte ses troubles alimentaires et analyse son mode de vie. Après cette longue discussion, la mesure et la « pesée », je fixe un plan d’amaigrissement, en accord avec le patient. Car il ne faut surtout pas que le régime soit perçu comme une punition ou une frustration, sinon le patient ne le respectera pas et ne le suivra pas correctement.

Propos recueillis par Emilie Bedos

Si vous avez déjà testé la mésothérapie, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Votre avis nous intéresse.

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Commentaires

  1. biba dit:

    bjr,je suis a ma 3eme seance de mésotherapie,j’ai suivie un régime hyper protéiné d’attaque de 10 jours plutot tolérable,(régime intrrempue au bout du 15jours).de 90kg500j’en suis a 84kg de 114cm tour taille a 108cm.je trouve que c encourageant.merçi ,j’attend votre réponce.

    • admin dit:

      Bonjour Biba
      Votre perte de poids est importante. Il est capital de continuer à consulter un médecin.
      Qu’avez-vous pensé de la mésothérapie ?

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