Les municipalités anglaises veulent taxer l’obésité

angleterre lutte contre obesiteEn Angleterre, les campagnes de santé publique, promotionnant un bon équilibre alimentaire et la pratique régulière d’un sport, n’ont eu qu’un faible impact dans la lutte contre l’obésité. Chez nos voisins d’outre-Manche, 1 adulte sur 4 souffre d’obésité. Alors, après la prévention, voici venu le temps de la taxation financière.
Certaines municipalités anglaises, à l’initiative de Westminster, ont décidé de réagir en pénalisant financièrement les personnes souffrant de surpoids. En clair, si ces dernières refusent de faire du sport, leurs prestations sociales seront supprimées. La mesure prévoit que des séances de sport, natation et gymnastique, soient prescrites par un médecin. Munis de cartes magnétiques, contrôlées par la municipalité pour vérifier l’assiduité, les patients doivent alors se rendre dans des centres de sport, sinon leurs aides seront tout simplement annulées.
Une annonce qui a aussitôt créé la polémique, car elle pointe du doigt des personnes souffrant d’obésité et n’ayant que peu de moyens financiers. On peut ainsi continuer à être obèse quand on est riche et que l’on ne bénéficie pas de prestations sociales !
Le but des autorités anglaises : lutter contre l’obésité, tout en diminuant les aides sociales, afin de réduire au final les dépenses dans la prise en charge de l’obésité, qui coûterait, selon le ministère de la Santé, 6,3 milliards d’euros par an.
En France, une telle taxation n’est pas au programme. En revanche, des villes, comme Strasbourg, ont décidé de prescrire le sport sur ordonnance, mais sans pénalisation financière.

Taxer la nourriture grasse

D’autres pays ont en revanche eu l’idée de faire leurs choux gras sur les produits alimentaires riches en lipides et glucides, c’est le principe de la « Fat Tax ».
Aux États-Unis, le gouvernement a décidé d’augmenter les taxes sur les produits gras ou sucrés, pour faire baisser leur consommation. Ainsi, une augmentation de 1 % sur les produits à graisses saturées doit réduire leur conso de 0,02 %. Mais aucun résultat n’a pour l’heure été probant quant à cette stratégie de taxation.
Autre tentative au Danemark, qui a décidé, en 2011, de taxer le beurre, le lait, les pizzas, les huiles, les viandes et autres aliments transformés à partir du moment où ils dépassent le seuil de 2,3 % de graisses saturées. Une initiative abandonnée dès 2012, car elle n’aurait en rien changé les habitudes alimentaires des Danois.

E. B

 

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