Nouveau logo nutritionnel : en rayon an avril, mais pas obligatoire

l'étiquettage nutriscore en rayon en avrilÀ partir du mois d’avril, le nouvel étiquetage sur les produits alimentaires deviendra effectif et fera son apparition sur les emballages. Les vignettes Nutri-Score devraient ainsi évaluer et classer les aliments en 5 catégories, de A à E, respectivement du bon (A) au mauvais (E) et selon un code couleur allant du vert au rouge.

Les bons et mauvais nutriments

Une « note » qui sera attribuée aux produits en fonction de la quantité de nutriments qu’ils contiennent dans 100 grammes de produits. On compte ainsi dans les « bons nutriments » les fruits, les légumes, les noix, les fibres, les protéines comme le soja. Dans les « nutriments négatifs », on intègre les graisses saturées comme le beurre, le sucre, le sel, l’alcool, les glucides, lipides et protides.
Prévu dans la loi Santé de la ministre Marisol Touraine, ce logo simplifiera la lecture des ingrédients composant les produits, permettant ainsi une meilleure alimentation et une réduction de problèmes de surpoids qui touchent la population française. Petite piqure de rappel : 15 % des Français, environ 7 millions d’adultes, sont obèses et 1 adulte sur 3 est en surpoids.

 

Quels produits sont concernés ?

Seuls les produits transformés, plats cuisinés industriels, pizzas, viennoiseries et pains industriels seront concernés par cette mesure. Le logo ne s’apposera pas sur les produits artisanaux et du terroir.

Aucun caractère obligatoire

Mais que l’on ne se réjouisse pas trop vite. C’est certes une belle initiative de transparence, de lutte pour une meilleure alimentation, mais cette mesure n’a aucun caractère obligatoire. On compte donc sur la bonne volonté des industriels pour que l’étiquetage soit réel. À moins que les consommateurs se mobilisent pour demander une transparence totale de la part des industriels ! « Je compte sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s’engagent dans cette voie », a précisé Marisol Touraine, initiatrice du projet, au cours d’une interview accordée ce matin au Parisien.
Une pression qui ne ravira certainement pas le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, et les industriels qui trouvent déjà cet étiquetage trop stigmatisant.

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