Piña colada v/s Big Mac : les calories ignorées présentes dans l’alcool

big mac pina coladaMieux informer pour mieux lutter. Tel est le nouveau credo de la Royal society of public health anglaise (RSPH), qui entend bien faire connaître la teneur en calories de l’alcool via un étiquetage performant.
L’idée est simple : il suffit de comparer l’apport calorique d’un verre d’alcool avec un aliment bien connu de tous. Car notre méconnaissance ne nous incite pas à réduire les quantités d’alcool avalées.
Auriez-vous la même consommation de piña colada si vous saviez que ce cocktail contient autant de calories qu’un Big Mac, soit l’équivalent d’une perte de calories après 1 h 30 de vélo ?
Une double vodka tonic autant qu’un donut ?
Une pinte de bière autant qu’une part de gâteau au chocolat ?
Et un verre de vin blanc, autant qu’une part de pizza ?

Des consommateurs dans l’ignorance

Pour arriver à cette proposition d’étiquetage, la RSPH a étudié, via un sondage commandé en octobre 2014, le comportement et les affirmations de 2000 adultes britanniques. Au final, il s’est avéré que 80 % des personnes ignorent ou sous-estiment le nombre de calories présentes dans un grand verre de vin et plus de 60 % pour une pinte de bière. Du coup, la consommation d’alcool des buveurs interrogés représente environ 10 % des apports caloriques journaliers recommandés.
Sachant que l’Angleterre doit lutter contre l’obésité, avec plus de 66 % des hommes et 57 % de femmes qui sont classés comme étant en surpoids (dont 24,4 % d’hommes et 25,1 % obèses), il apparait primordial d’afficher, comme c’est le cas pour les aliments, les données nutritionnelles de l’alcool sur les étiquettes.

Quelles mesures préconisées ?

Les auteurs de l’étude espèrent ainsi inciter le nouveau Commissaire à la santé de l’Union européenne, Vytenis Andrutakitis, à rendre obligatoire l’étiquetage nutritionnel sur l’alcool dans les états membres.
De même, ils espèrent que les fabricants d’alcool affichent d’eux-mêmes et de façon très claire les informations nutritionnelles, que ce soit sur les bouteilles, ainsi que sur l’ensemble des produits, tels que les pompes à bière, les menus des bars, restaurants et pubs, et sur les sous-bocks.

C’est une question de santé publique, qui, de plus, est très bien perçue par les consommateurs, puisqu’ils sont 67 % à se déclarer favorables à un tel étiquetage.

E. B.

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