Quand la malbouffe lutte contre l’obésité !

fast food lutte contre obésitéGénéralement critiquée pour son rôle dans le problème de santé publique et mondiale qu’est l’obésité, la firme Coca-Cola a décidé une nouvelle campagne pub pour redorer son image. Cette fois-ci c’est la stévia qui est à l’honneur. La marque de soda compte en effet lancer une boisson plus saine, à base de stévia, cette herbe aromatique au fort pouvoir sucrant, mais ne comptabilisant que peu de calories. L’édulcorant à la mode en ce moment, depuis que les autorités sanitaires ont lancé en janvier dernier une énième alerte contre les dangers de l’aspartame ! Le but : faire passer le nombre de calories dans chaque canette de 139 à 64.
Côté publicitaire, la canette ne serait plus rouge et blanche, mais verte et blanche, plus identifiable comme saine, naturelle ou bio. La nouvelle campagne publicitaire compare même la consommation d’un Coca-Cola au stévia à un pur moment de bonheur, identique aux émotions éprouvées lors d’un premier baiser. Ne vont-ils pas un peu trop loin ? Donc après le Coca Light, le Coca Zéro, voici venu le Coca-Cola Life, au stévia, prochainement commercialisable en Europe.

Effort du côté des fast-foods

Du côté des fast-foods, Quick et McDonald’s jouent également le jeu de la lutte contre l’obésité.
La chaîne de restauration rapide Quick vient de s’engager à améliorer la qualité nutritionnelle de ses produits et de ses hamburgers. Ainsi les matières grasses, le sel et les sucres seront revus à la baisse, alors que les taux de fibres, dans les pains notamment, seront en hausse. Quick a notamment prévu de proposer des sodas au stévia.
Au niveau de l’information donnée au consommateur, Quick vient d’installer un calculateur nutritionnel, le CalQlateur, sur son site internet. Ainsi, vous pouvez comptabiliser le nombre de calories, les protéines, glucides, lipides et taux de sel présents dans votre menu, proportionnellement à vos besoins nutritionnels journaliers.
Chez McDonald’s, les impératifs d’amélioration de l’image de marque sont identiques. Du coup, la chaîne a décidé pour tous ses restaurants français d’afficher la valeur nutritionnelle des produits. Les calories seront dorénavant clairement indiquées sur les emballages, ainsi que sur le site Internet.

Une volonté de transparence qui peut paraître belle, même si des scientifiques remettent en cause l’effet de l’étiquetage sur le comportement alimentaire des consommateurs de fast-foods. À voir dans la durée si ces initiatives portent leurs fruits…

E.B.

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Commentaires

  1. Friedmann dit:

    Je pense qu’une bonne mesure serait tout simplement de réduire le poids du hamburger (en pain et en ingrédients) et d’utiliser de l’huile d’olive, de la vraie mayonnaise et du poulet fermier (ou autre viande). Les personnes en surpoids sont des personnes qui mangent trop par rapport à leurs dépenses et alors qu’ils sont encore en état de rassasiement (ils n’ont pas attendu le signal de la vraie faim, celui qui peut faire dire « je suis affamé ») alors très discrètement, ils mangeraient moins si les portions étaient réduites, d’une façon générale dans la grande distribution, les fast food et tout ce qui est portion (pains au chocolat etc). Exemple, quand on mange un pain au chocolat, et qu’à un moment on en a assez, généralement, la personne en surpoids va le finir (pour ne pas jeter, parce qu’il y a eu la guerre etc) et la personne régulée le laissera car elle ne peut plus rien avaler et les autres considérations importent peu (quitte à le garder pour le manger une heure plus tard si elle a refait de l’exercice ce qui aura pour effet que son cerveau lui enverra de nouveau le signal de la faim qu’il sait reconnaitre) .
    Diminuer que les graisses ne sert à rien. C’est ce qu’on a fait au USA et les gens ont mangé davantage de portions et ça n’a donné aucun résultat.. Pour eux, manger veut dire, calmer un mal être et là, il faut une prise en charge psychothérapique.
    En revanche si le produit utilisé est de très bonne qualité, le cerveau sera plus vite rassasié en sensations et aura moins tendance à réclamer pour satisfaire son cota de (vraies) saveurs. Résultat, il vaut mieux manger moins mais « saveur », que plus, et industriel et surtout réapprendre aux gens le mâchage qui donne le temps au cerveau d’assimiler l’arrivée et la transformation des aliments et d’envoyer le message satiété (celui-ci intervient généralement en 20 mn).
    Ce message satiété ne pourra être envoyé bien sur, que si j’ai mangé alors que j’étais « affamé » (je préfère ce mot à celui de « j’ai faim » qui est souvent une « envie de manger ».
    (Je suis naturopathe, spécialisée en nutrition nutrithérapie, diplomée bac pro restauration. Je lutte contre la malbouffe , contre la bouffe industrielle et contre les fausses croyances en matière d’alimentation (souvent distillées sur le petit écran). Je m’occupe des personnes en surpoids en les rééduquant par une thérapie comportementale et cognitive et de la relaxation ericksonienne)

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